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Maroc: 2e Assises de l’agriculture , Comment prévenir la crise alimentaire

· Objectifs: échange d’expériences et visions stratégiques

· Ressources hydrauliques et problématique du développement durable


LE Salon international de l’agriculture au Maroc (Siam) qui se tient du 22 au 27 avril à Meknès est annoncé comme une concrétisation des réformes agricoles lancées dernièrement. Des réformes qui visent la pérennité d’un secteur qui emploie plus de 40% de la population active au Maroc.
En effet, la deuxième édition des Assises de l’agriculture qui se tient ce mardi, à la veille du Siam, est l’occasion de rappeler les objectifs des contrats-programmes et conventions qui viennent d’être signés. De fait, institutionnels, opérateurs marocains et étrangers, représentants des différentes filières de l’agriculture et organismes financiers se rencontrent pour débattre des politiques tracées pour le secteur. Il s’agira donc de présenter les processus à même d’améliorer la production agricole, la gestion des ressources en eau –en période de sécheresse comme en période d’inondations-, et l’utilisation des moyens mis à la disposition des agriculteurs. En clair, à travers tout ce processus, le Maroc entend assurer le développement de l’une de ses principales activités. Certains diront même que la crise financière étant bien installée dans nombre de pays, les responsables du Royaume mettent le paquet pour se prémunir contre le spectre de la crise alimentaire qui frappe une bonne partie du continent africain.
D’emblée, ces assises s’acheminent vers les objectifs du Plan Maroc vert. Pour rappel, ce projet cible la mise en valeur de l’ensemble du potentiel territorial. Il s’articule autour de deux axes. Le premier vise le développement accéléré d’une agriculture moderne, à haute valeur ajoutée, compétitive et adaptée aux règles du marché. A ce niveau, 7 programmes filières sont prévus. Alors que le deuxième axe cible la mise à niveau des acteurs fragiles via l’amélioration du revenu agricole. D’où l’adoption d’un modèle novateur: l’agrégation. Ce concept repose sur la mobilisation d’une nouvelle vague d’investissements autour de nouveaux acteurs à forte capacité managériale. Il s’appuie aussi sur la mutualisation des moyens autour de groupements professionnels et d’intérêts économiques privés.



Identifier le foncier


Notons que l’investissement pour les deux axes est estimé à 150 milliards de DH d’ici 2020. L’enveloppe profitera aux seize régions du Royaume. Elle servira à la réalisation de nombreux projets portant sur l’amélioration et le développement de plusieurs filières agricoles. C’est dans cette optique que seize conventions de partenariat relatives aux plans agricoles régionaux y afférents ont été conclues, devant SM le Roi, la semaine dernière à Fès. Leurs signataires, le gouvernement représenté par le ministre de l’Agriculture et des Pêches maritimes, et les 16 régions représentées par les walis, les présidents des Conseils régionaux et les présidents des Chambres d’agriculture de ces régions, s’engagent pour la réalisation de 1.400 projets. Lesquels portent sur l’amélioration et le développement des cultures, notamment des céréales, des agrumes, de l’olivier, du figuier, de l’amandier, des légumineuses, de la betterave et de la canne à sucre, ainsi que la production de viandes rouges, de viandes blanches et du lait de vache, chamelle et de chèvre. Le tout devrait bénéficier à 1,4 million d’agriculteurs avec, en plus, la création de 1,5 million d’emplois supplémentaires.
Pour accomplir cette mission, une Agence pour le développement de l’agriculture (ADA) est mise à contribution. Créée à quelques jours du Siam, cette agence doit identifier et mobiliser le foncier nécessaire à l’extension des périmètres agricoles. Autre mission, déterminante, a trait à la valorisation agricole via la mise en place de nouveaux systèmes d’irrigation, d’équipement des exploitations, de conditionnement et de commercialisation.
Par ailleurs, les Assises de l’agriculture mettront l’accent sur la vision de la gestion des ressources hydrauliques, c’est-à-dire comment assurer le développement durable. Dans cet esprit, il n’est pas exclu de présenter les conclusions de l’étude de la Stratégie nationale du secteur de l’eau, avec les principaux résultats de l’étude relative à cette stratégie.
Stratégie qui s’inscrit dans le cadre des actions transversales du Plan vert qui coûteront pas moins de 50 milliards de DH. Elle envisage, outre la gestion rationnelle de la ressource hydrique, plusieurs projets intégrés dans les secteurs de l’eau et de l’environnement. Y figurent la protection et la valorisation des ressources en eau, la préservation et la valorisation des espaces naturels et de la biodiversité, la prévention et la lutte contre les risques… Ainsi que la dépollution et la gestion des déchets liquides et solides, la remise à niveau des écoles rurales, coraniques et des mosquées sans oublier la création d’espaces récréatifs urbains et périurbains ainsi que la sensibilisation et l’éducation au respect de l’environnement.

Source: l'économiste


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